DEBUT DU JEU : 6H00
Aux pieds de la jeune fille était étendu le corps sans vie de Christian, un shuriken planté au milieu de son front et un filet de sang coulant le long de son visage. Dans ses yeux encore ouverts, elle pouvait y lire l'horreur et la surprise avec laquelle il avait été tué. Sentant une présence en face d'elle, Zoé leva précipitemment les yeux, lâchant du regard son ami. Deux visages encadrés d'une chevelure blonde se tenaient là, un sourire satisfait aux lèvres.
"Pas mal, soeurette ! dit Angie assez fort afin que Zoé l'entende.
- Oui, j'ai toujours été très douée au lancer... C'était quoi son arme au fait ?"
Angie ouvrit le sac de Christian et commença à le fouiller. Enfin, trouvant l'objet désiré, elle le brandit devant le nez de sa soeur.
"J'hallucine ! C'est un briquet zippo !
- Ce n'est pas de chance, il ne fumait pas à ce que je sache...
- Ahahah ! Tiens, regarde qui est là, planté comme une conne devant nous, Eléonore. Ne serait-ce pas notre chère petite autrichienne de service, la magnifique et écervelée Zoé Yullmann ?
- Mais tu as raison, dis donc. Quelle surprise ! Angie, je ne peux que te laisser cet honneur...
- Tu es sûre ? Je ne voudrais pas te gâcher le plaisir.
- Si, si. J'insiste !
- Que... quel honneur ? demanda la pauvre Zoé, paralysée de terreur.
- L'honneur de t'achever, sale rat ! Et pour cela, je veux te voir énormément souffrir. Je veux que tu voies mon visage avant de mourir et que tu implores mon pardon.
- Pourquoi ?! Qu'est-ce que je t'ai fais ?!
- Rien et tout à la fois. Tu sais, j'ai toujours détesté la concurrence. Tu n'as pas l'air de comprendre... Je vais tout t'expliquer : un jour, j'ai demandé à Christian s'il voulait avoir la chance, et surtout l'honneur, de sortir avec moi, une fille parfaite sous tout rapport. Il faut bien avouer que ce jour-là, j'avais eu un vrai moment de faiblesse, il faut bien le reconnaître. Et tu sais ce qu'il m'a répondu, ce bâtard ? "Tu peux aller te faire foutre, salope. Tu n'arrives même pas à la cheville de Zoé !" Ce qu'il m'a dit m'a fait beaucoup de peine, alors voilà. Ma chère soeur l'a buté comme le chien galeux qu'il était !
- Ce n'est pas possible ! Tu dis n'importe quoi ! Il t'admirait énormément ! Toi et ta soeur, il vous admirait en secret ! Il rêvait de vous toutes les nuits, mais il n'osait pas vous le dire de peur d'une méchanceté de votre part. C'est lui même qui me l'a dit !
- C'est vrai ça ? Ah bon... Dommage... "
A ces mots, Angie se jeta sur Zoé, l'agrippa par le cou et pointa son pistolet sur sa tempe. La jeune fille était en pleurs. Cependant, juste au moment où celle-ci allait presser la détente, Zoé sortit de sa poche l'arme dont elle avait bénéficié et qu'elle avait caché sur elle avant de sortir de l'école : un spray anti-agressions. Elle pulvérisa le produit dans les yeux d'Angie, qui se mirent à lui brûler et à pleurer tous seuls. Le temps qu'elle et sa soeur ne réalisèrent ce qu'il venait de se passer, Zoé s'enfuit dans la forêt qui entourait le bâtiment, ou plutôt la base dans laquelle ils étaient arrivés, elle et les autres élèves. En courant comme une folle, elle se dit à elle-même qu'il n'y avait maintenant plus aucun doute possible : le jeu Battle Royale existait bel et bien et que, quoiqu'il puisse arriver, il ne resterait qu'un seul survivant...
6H15
MORT : garçon n°13
SURVIVANTS : 25
Aux pieds de la jeune fille était étendu le corps sans vie de Christian, un shuriken planté au milieu de son front et un filet de sang coulant le long de son visage. Dans ses yeux encore ouverts, elle pouvait y lire l'horreur et la surprise avec laquelle il avait été tué. Sentant une présence en face d'elle, Zoé leva précipitemment les yeux, lâchant du regard son ami. Deux visages encadrés d'une chevelure blonde se tenaient là, un sourire satisfait aux lèvres.
"Pas mal, soeurette ! dit Angie assez fort afin que Zoé l'entende.
- Oui, j'ai toujours été très douée au lancer... C'était quoi son arme au fait ?"
Angie ouvrit le sac de Christian et commença à le fouiller. Enfin, trouvant l'objet désiré, elle le brandit devant le nez de sa soeur.
"J'hallucine ! C'est un briquet zippo !
- Ce n'est pas de chance, il ne fumait pas à ce que je sache...
- Ahahah ! Tiens, regarde qui est là, planté comme une conne devant nous, Eléonore. Ne serait-ce pas notre chère petite autrichienne de service, la magnifique et écervelée Zoé Yullmann ?
- Mais tu as raison, dis donc. Quelle surprise ! Angie, je ne peux que te laisser cet honneur...
- Tu es sûre ? Je ne voudrais pas te gâcher le plaisir.
- Si, si. J'insiste !
- Que... quel honneur ? demanda la pauvre Zoé, paralysée de terreur.
- L'honneur de t'achever, sale rat ! Et pour cela, je veux te voir énormément souffrir. Je veux que tu voies mon visage avant de mourir et que tu implores mon pardon.
- Pourquoi ?! Qu'est-ce que je t'ai fais ?!
- Rien et tout à la fois. Tu sais, j'ai toujours détesté la concurrence. Tu n'as pas l'air de comprendre... Je vais tout t'expliquer : un jour, j'ai demandé à Christian s'il voulait avoir la chance, et surtout l'honneur, de sortir avec moi, une fille parfaite sous tout rapport. Il faut bien avouer que ce jour-là, j'avais eu un vrai moment de faiblesse, il faut bien le reconnaître. Et tu sais ce qu'il m'a répondu, ce bâtard ? "Tu peux aller te faire foutre, salope. Tu n'arrives même pas à la cheville de Zoé !" Ce qu'il m'a dit m'a fait beaucoup de peine, alors voilà. Ma chère soeur l'a buté comme le chien galeux qu'il était !
- Ce n'est pas possible ! Tu dis n'importe quoi ! Il t'admirait énormément ! Toi et ta soeur, il vous admirait en secret ! Il rêvait de vous toutes les nuits, mais il n'osait pas vous le dire de peur d'une méchanceté de votre part. C'est lui même qui me l'a dit !
- C'est vrai ça ? Ah bon... Dommage... "
A ces mots, Angie se jeta sur Zoé, l'agrippa par le cou et pointa son pistolet sur sa tempe. La jeune fille était en pleurs. Cependant, juste au moment où celle-ci allait presser la détente, Zoé sortit de sa poche l'arme dont elle avait bénéficié et qu'elle avait caché sur elle avant de sortir de l'école : un spray anti-agressions. Elle pulvérisa le produit dans les yeux d'Angie, qui se mirent à lui brûler et à pleurer tous seuls. Le temps qu'elle et sa soeur ne réalisèrent ce qu'il venait de se passer, Zoé s'enfuit dans la forêt qui entourait le bâtiment, ou plutôt la base dans laquelle ils étaient arrivés, elle et les autres élèves. En courant comme une folle, elle se dit à elle-même qu'il n'y avait maintenant plus aucun doute possible : le jeu Battle Royale existait bel et bien et que, quoiqu'il puisse arriver, il ne resterait qu'un seul survivant...
6H15
MORT : garçon n°13
SURVIVANTS : 25