[Fanfic Film] Battle Royale => "Battle Royale 2003" (3ème partie)

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DEBUT DU JEU : 6H00

Aux pieds de la jeune fille était étendu le corps sans vie de Christian, un shuriken planté au milieu de son front et un filet de sang coulant le long de son visage. Dans ses yeux encore ouverts, elle pouvait y lire l'horreur et la surprise avec laquelle il avait été tué. Sentant une présence en face d'elle, Zoé leva précipitemment les yeux, lâchant du regard son ami. Deux visages encadrés d'une chevelure blonde se tenaient là, un sourire satisfait aux lèvres.

"Pas mal, soeurette ! dit Angie assez fort afin que Zoé l'entende.
- Oui, j'ai toujours été très douée au lancer... C'était quoi son arme au fait ?"

Angie ouvrit le sac de Christian et commença à le fouiller. Enfin, trouvant l'objet désiré, elle le brandit devant le nez de sa soeur.

"J'hallucine ! C'est un briquet zippo !
- Ce n'est pas de chance, il ne fumait pas à ce que je sache...
- Ahahah ! Tiens, regarde qui est là, planté comme une conne devant nous, Eléonore. Ne serait-ce pas notre chère petite autrichienne de service, la magnifique et écervelée Zoé Yullmann ?
- Mais tu as raison, dis donc. Quelle surprise ! Angie, je ne peux que te laisser cet honneur...
- Tu es sûre ? Je ne voudrais pas te gâcher le plaisir.
- Si, si. J'insiste !
- Que... quel honneur ? demanda la pauvre Zoé, paralysée de terreur.
- L'honneur de t'achever, sale rat ! Et pour cela, je veux te voir énormément souffrir. Je veux que tu voies mon visage avant de mourir et que tu implores mon pardon.
- Pourquoi ?! Qu'est-ce que je t'ai fais ?!
- Rien et tout à la fois. Tu sais, j'ai toujours détesté la concurrence. Tu n'as pas l'air de comprendre... Je vais tout t'expliquer : un jour, j'ai demandé à Christian s'il voulait avoir la chance, et surtout l'honneur, de sortir avec moi, une fille parfaite sous tout rapport. Il faut bien avouer que ce jour-là, j'avais eu un vrai moment de faiblesse, il faut bien le reconnaître. Et tu sais ce qu'il m'a répondu, ce bâtard ? "Tu peux aller te faire foutre, salope. Tu n'arrives même pas à la cheville de Zoé !" Ce qu'il m'a dit m'a fait beaucoup de peine, alors voilà. Ma chère soeur l'a buté comme le chien galeux qu'il était !
- Ce n'est pas possible ! Tu dis n'importe quoi ! Il t'admirait énormément ! Toi et ta soeur, il vous admirait en secret ! Il rêvait de vous toutes les nuits, mais il n'osait pas vous le dire de peur d'une méchanceté de votre part. C'est lui même qui me l'a dit !
- C'est vrai ça ? Ah bon... Dommage... "

A ces mots, Angie se jeta sur Zoé, l'agrippa par le cou et pointa son pistolet sur sa tempe. La jeune fille était en pleurs. Cependant, juste au moment où celle-ci allait presser la détente, Zoé sortit de sa poche l'arme dont elle avait bénéficié et qu'elle avait caché sur elle avant de sortir de l'école : un spray anti-agressions. Elle pulvérisa le produit dans les yeux d'Angie, qui se mirent à lui brûler et à pleurer tous seuls. Le temps qu'elle et sa soeur ne réalisèrent ce qu'il venait de se passer, Zoé s'enfuit dans la forêt qui entourait le bâtiment, ou plutôt la base dans laquelle ils étaient arrivés, elle et les autres élèves. En courant comme une folle, elle se dit à elle-même qu'il n'y avait maintenant plus aucun doute possible : le jeu Battle Royale existait bel et bien et que, quoiqu'il puisse arriver, il ne resterait qu'un seul survivant...

6H15
MORT : garçon n°13
SURVIVANTS : 25
# Posté le dimanche 27 janvier 2008 13:33

[Fanfic Film] Battle Royale => "Battle Royale 2003" (4ème partie)

 [Fanfic Film] Battle Royale => "Battle Royale 2003" (4ème partie)
Un peu plus loin, sur une plage paisible au sud de l'île japonaise où se déroulait le terrible jeu, Benjamin et Fanny s'assirent côte-à-côte sur le sable blond. Ils étaient à bout de souffle, car ils n'avaient pas arrêté de courir depuis qu'ils avaient quitté la base. Ils s'étaient retrouvés grâce aux appels de Fanny en haut d'une falaise. Heureusement pour elle, ce fut son petit ami qui y répondit. Devant la mer, ils ouvrirent ensemble leur sac.

"Qu'est-ce que tu as reçu comme arme ? demanda Benjamin.
- Un flacon de cyanure apparemment, et toi ?
- De la mort aux rats. Ce n'est pas très rassurant et loin d'être pratique pour ce genre de "jeu"...
- Tu sais, Benji, je ne veux pas mourir, en tout cas pas comme ça. Je ne veux pas que l'on s'entre-tue tous. On est quand même ami, même si certains d'entre nous ont des différents avec d'autres, ce n'est pas si grave. En tout cas, pas assez pour affliger à quelqu'un la peine capitale sans aucune forme de procès. Pourquoi est-ce que toute la classe voudrait en finir avec ses élèves ? Ça n'a aucun sens !
- Je ne peux pas répondre aux questions auxquelles je n'ai moi-même aucune réponse, ma puce...
- Benjamin, si je devais mourir, je voudrais que ce soit toi qui me tues. Parce que je saurais que ce n'est pas la haine qui guiderait ton geste.
- Je pense à la même chose, Fanny, mais nous n'en sommes pas encore arrivés là. Nous ne sommes pas encore morts. Mangeons, calmons nos esprits et reposons-nous un peu.
- Tu as sans doute raison. Tout à l'heure, lorsque j'étais en haut de la falaise, j'ai repéré une grotte non loin d'ici. On pourrait peut-être s'y abriter et y faire un feu ? On sera tranquille.
- Bonne idée ! Allons-y... "

Ils se levèrent et se dirigèrent au pas de course vers cette cavité rocheuse qui paraissait se trouver là depuis toujours. La pluie et le temps continuaient encore à la façonner et à la prolonger dans le coeur de la falaise. Elle était sombre et moite, mais qu'importe puisque le jeune couple allait y être en sécurité pendant sûrement quelques heures. Ils trouvèrent du bois mort sur la plage et allumèrent un feu qui leur réchauffa autant les membres engourdis que le coeur. En le contemplant, comme hypnotisés par la danse des flammes léchant le bois, ils oublièrent pendant un moment où ils se trouvaient et ce qu'ils devaient y faire.
A la suite de cette courte évasion qui leur fit un peu de bien, tous deux s'occupèrent de leur déjeuner, puis ils se mirent l'un en face de l'autre, assis sur leur manteau afin d'éviter le contact du sol mouillé sur leur peau encore tremblante. En mangeant, Fanny regarda Benjamin droit dans les yeux et, d'un ton qui se voulait être moqueur sans grande conviction, elle lui dit :

"J'espère que ce repas ne sera le dernier que nous prenons ensemble.
- Moi aussi je l'espère, ma puce, et je voulais te dire... "

Il n'eut pas le temps d'achever sa phrase. Sa respiration devenait de plus en plus difficile et sa gorge était en feu. Il cracha et constata avec effroi que sa salive s'était teintée de rouge. De ses oreilles coulaient du sang, tout comme ses yeux. Il regarda Fanny le regard brouillé et, d'une voix implorante, lui demanda :

"Qu'est-ce... que... tu... m'as... fait ?
- Je suis désolée, mais malgré l'amour que je te porte, je veux m'en sortir. Comprend-moi, je n'ai jamais rien gagné dans ma vie et j'ai envie de prouver à tout le monde que je ne suis pas une ratée capable de survivre à cette épreuve.
- Ne... t'inquiète pas,... je te... comprend... très bien,... ma puce. Il n'y a... qu'une... seule chose... qui me rassure...
- Laquelle ?
- C'est... que je ne mourrai pas... seul... "

Quand Benjamin eut fini ces mots, Fanny ressentit son estomac qui se tordait si violemment qu'elle crût qu'elle allait le vomir, et elle comprit tout de suite ce que cela signifiait et où son petit ami voulait en venir.

"Ne m'en veut pas,... s'il te plaît...
- Je ne... t'en veux pas,... mon coeur... Je t'aime,... Benjamin...
- Je t'aime,... Fanny... "

Et ainsi, dans un ultime effort, leurs lèvres, desséchées et craquelées par le poison qu'ils s'étaient mutuellement échangés, s'unirent dans un dernier baiser passionné.

10H30
MORTS : garçon n°9
fille n°6
SURVIVANTS : 23
# Posté le dimanche 27 janvier 2008 13:39
Modifié le dimanche 27 janvier 2008 14:01

[Fanfic Film] Battle Royale => "Battle Royale 2003" (5ème partie)

 [Fanfic Film] Battle Royale => "Battle Royale 2003" (5ème partie)
Non loin de là, Linka, armée d'un inutile frisbee rose bonbon, marchait à pas méfiant dans la sombre forêt. Elle ne se sentait guère rassurée toute seule et sentait de lourds regards menaçant peser sur elle. La jeune fille savait très bien que son courage était au plus bas niveau et, lorsqu'elle entendit des brindilles craquer derrière elle, elle eut toutes les peines du monde à retenir le cri qui lui déchirait intérieurement la poitrine. Toutefois, Linka décida de se retourner très lentement.

"Qui... Qui est là ? Répondez... Ryoko, c'est... c'est toi ?"

Pour toute réponse, elle ressentit une vive douleur aiguë sur le côté gauche de sa gorge, puis elle s'effondra de tout son poids sur le sol dur. Avant de fermer définitivement les yeux, elle pût distinguer une forme qui s'approchait d'elle. Celle-ci émit un ricanement strident et lui asséna un violent coup sur la tête. Dès lors, le corps de Linka gisait parmi les feuilles mortes, une fléchette empoisonnée plantée dans le cou.

11H15
MORT : fille n°11
SURVIVANTS : 22
# Posté le dimanche 27 janvier 2008 14:05

[Fanfic Film] Battle Royale => "Battle Royale 2003" (6ème partie)

 [Fanfic Film] Battle Royale => "Battle Royale 2003" (6ème partie)
Duncan se rendit dans une vieille bâtisse qui devait être apparemment une ancienne infirmerie de campagne. En ouvrant machinalement la porte, il tomba nez à nez avec Frédéric et Jérémy. Le premier pointa son arme dans sa direction.
"Ne t'approche pas, Duncan. Maintenant, je n'ai plus confiance en personne.
- Si, en moi..., déclara Jérémy, un peu vexé.
- Mais toi, c'est différent...
- Pose ton arme, Fred et je ne toucherai pas à la mienne, je te le promets. Tiens, je te la passe, je te passe même tout mon sac. Tu sais très bien que je suis incapable de tuer qui que ce soit et que... "

Soudainement, de la musique classique retentit. Quelques secondes après, la voix de madame Raverdini se fit entendre dans les haut-parleurs qui se trouvaient disposés aux quatre coins de l'île.

"Il est midi, mes trésors. Voilà donc l'heure du premier rapport. Je vais vous donner la liste des morts par ordre chronologique :
- garçon numéro treize : Christian Zugana
- garçon numéro neuf : Benjamin Novak
- fille numéro six : Fanny Lelac
- fille numéro onze : Linka Turovna
Franchement, je m'attendais à mieux de votre part. Vous devez vous échauffer, ça doit être ça a priori. Bon, maintenant on prend sa petite carte et son petit crayon, et avec l'aide de sa petite main, on prend note des petites zones interdites :
- la zone B5 à 14h00
- la zone C3 à 15h00 et
- la zone E4 à 16h00
J'ai décidé de commencer doucement, moi aussi. Mais faites attention... Ma patience à à des limites. Allez, à tout à l'heure les enfants !
- Elle m'énerve quand elle prend ce ton-là, cette grosse vache ! s'énerva Jérémy.
- A moi aussi ! continua Duncan. Au fait, Frédéric, tu pourrais baisser ton flingue maintenant ?
- Quoi ?! Ah oui, excuse-moi. Tiens, reprend ton sac et note les zones interdites. Au passage, par simple curiosité, c'est quoi ton arme ?
- Une sarbacane avec des fléchettes empoisonnées. Moi qui ai de l'asthme, comment voulez-vous que je souffle là-dedans ?
- C'est clair ! lui dit Jérémy. Moi, j'ai eu un gilet pare-balles et Fred a eu un flingue comme tu peux le voir.
- J'ai comme l'impression qu'il va bien nous servir. Quand je pense qu'ils ont tous décidé de jouer à ce jeu stupide, ça me rend malade..., avoua Frédéric, la voix pleine de dégoût et de mépris pour les joueurs et les inventeurs de cette ignoble loi.
- Oui, et c'est même le moyen idéal pour ne plus jamais voir vos sales gueules d'ahuris dégénérés !"

Les trois garçons se retournèrent et virent, se tenant à l'entrée de l'infirmerie, Angie accompagnée de sa charmante soeur. Sans avoir eu le temps de dire ou de tenter quoi que ce soit, Angie tira sur Frédéric. La balle l'atteignit au bras, ce qui lui fit lâcher son arme. Sa chemise blanche se teinta de rouge et son bras devenait de plus en plus froid, malgré la brûlure que provoquait la balle.

"Salope !
- Alors Fred, c'est comme cela que l'on traite une fille ?
- Une fille, non. Une folle, oui !
- Bon, ça suffit. C'est quoi vos armes ? Vite ! Commanda Eléonore.
- Un flingue.
- Un gilet pare-balles.
- Une sarbacane et des fléchettes.
- Une sarbacane ? Comme c'est intéressant... Peu avant le premier rapport, on a vu Linka s'effondrer, presque morte. Elle avait une fléchette dans le cou. Bien évidement j'ai pu lui donner un grand coup de crosse dans la gueule avant qu'elle ne meure. C'est dommage, j'aurais tant aimé être son assassin... En tout cas, bien joué, Duncan !
- Quoi ?! Je n'ai pas tué Linka ! Je n'ai tué personne !
- J'en étais sûr ! Je savais que tu nous mentais depuis le début !" hurla Frédéric.

Malgré sa blessure, il réussit à récupérer son arme et, de son bras valide, la pointa en direction de l'irlandais.

"Mais qu'est-ce que tu fous ? Lui demanda Jérémy. Depuis quand est-ce que tu crois ces deux garces ?
- Depuis que l'on participe à ce jeu débile où la confiance n'est pas requise.
- Fred, écoute-moi, je t'en supplie... tenta Duncan.
- Ta gueule !
- Bon, OK, admettons que je l'ai tué...
- Tu avoues !
- Tu veux vraiment entendre ça ? D'accord, je l'ai tué, ça te va comme ça ?
- Tu n'es qu'un dégueulasse !
- C'est moi le dégueulasse ? A ta place, je la fermerais. Quand on sait pourquoi tu traînes avec Jérémy, c'est plutôt la honte...
- Qu'est-ce que tu essaies de m'embrouiller ?
- Tout le monda sait que tu profites de lui uniquement parce que c'est une tête en classe.
- Pauvre con !"

Dans un excès de rage, Frédéric vida son chargeur sur Duncan. Le corps de l'irlandais état secoué par l'impact des balles et, lorsque le chargeur fut vidé, il tomba lourdement par terre dans une mare de sang. La colère de Frédéric était si forte qu'il en avait oublié la menace des jumelles. Celles-ci n'avaient pas bougé durant toute la scène. Quand les coups de feu avaient retentit, un large sourire avait illuminé leur visage. La vue du sang les excitait au plus au point et, depuis qu'elles avaient commencé à tuer, elles en voulaient encore et encore tel un jeune vampire le lendemain de sa mutation. Jérémy était paniqué et en état de choc. Il ne comprenait pas le geste de son ami. Lui qui était un garçon si calme et si réfléchi, était devenu un vrai boucher. A cause de son acte, Frédéric donnait raison aux dernières paroles du pauvre Duncan. Jérémy s'approcha doucement de son ami, malgré le tremblement de ses membres.

"Fred, qu'est-ce que tu as fait ?
- Je ne sais pas... Je ne voulais pas... répondit le jeune homme, aussi choqué que son copain.
- Est-ce qu'il a dit vrai ? Je veux dire, tu es pote avec moi uniquement pour avoir un bon dossier scolaire ?
- Bien sûr que non ! Lui cracha Frédéric au visage.
- Oh, le menteur ! Ironisa Eléonore.
- Ah oui alors, ça c'est un sacré menteur ! Se moqua Angie. Ce n'est pas toi que l'on a surpris l'autre jour, en train d'échanger ta copie de maths avec celle de Jérémy ?
- J'en ai assez de vous deux, sales chiennes ! Je vais vous tuer ! Hurla Frédéric à bout de nerfs en courant vers elles.
- Tu vois ça, j'en doute... "

Le chargeur du jeune homme étant vide, Eléonore lui envoya un shuriken en plein dans le sternum et Angie lui tira une balle dans la tête. Le corps de Frédéric s'écrasa bruyamment sur le sol. Sur son visage, baigné d'hémoglobines, était lisible la haine et surtout le désespoir qui l'avaient conduit à sa propre fin. Jérémy était terrifié. Il s'approcha du corps et, lorsqu'il fut à ses côtés, tomba genoux en pleurant. Il saisit Frédéric dans ses bras pour une dernière étreinte fraternelle et, immaculé du fluide vital de son ami, leva la tête vers les Deux Aryennes.

"Pourquoi ?
- Eh, tu es témoin. Il voulait nous tuer et on s'est défendu. C'est de la légitime défense tout simplement !
- Rien n'est légitime avec vous. Vous n'êtes que deux folles qui désirent ce qu'elles n'auront jamais !
- Ah oui ? Et on pourrait savoir ce que c'est ?
- Le respect et l'amour des autres !
- Crève connard !"

Eléonore lui sauta dessus et, avec l'aide d'un de ses shurikens, lui trancha la gorge. Par la plaie se déversa un flot de sang qui se mêla à celui de Duncan et de Frédéric. Angie fouilla dans les sacs des garçons et prit la sarbacane avec les fléchettes, le chargeur ainsi que le neuf millimètres de Frédéric. Puis, elle retira le gilet pare-balles de Jérémy avec l'aide de sa soeur. Cela pouvait s'avérer très utile. Elles se relevèrent, quittèrent l'infirmerie et, en passant la barrière qui se trouvait autour du bâtiment, Angie dit à sa soeur :

"Allons-y, ma chère. Nous avons une île à dératiser !"

12H30
MORTS : garçons n°10, 8, 7
SURVIVANTS : 19
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# Posté le dimanche 27 janvier 2008 14:25

[Fanfic Film] Battle Royale => "Battle Royale 2003" (7ème partie)

[Fanfic Film] Battle Royale => "Battle Royale 2003" (7ème partie)
Marina s'enfuit de derrière son buisson et courut dans la forêt. Elle avait été le témoin du massacre de l'infirmerie. Prise de panique, elle courait à perdre haleine. De nombreuses idées se bousculaient dans sa tête et, la première d'entre elles était si les jumelles l'avaient vu et lui couraient maintenant après. Elle se posa aussi des questions telles que : reverrait-elle un jour ses parents ? Se ferait-elle tuer ? Si oui, par qui ? Mais aucune réponse ne parvenait à satisfaire ses interrogations. Le paysage défilait à grande vitesse devant la jeune lycéenne. Au bout de trois-quarts d'heure de course interminable, elle arriva au milieu de cette forêt, pourtant petite, mais sans fin pour la pauvre Marina. Elle décida de prendre le risque de faire une pause et de s'asseoir au pied d'un arbre. Un sentiment étrange la fit ouvrir son sac et elle en sortit son arme : un long et solide lacet. L'idée d'en finir au plus vite avec cette histoire lui effleura l'esprit. Celle-ci lui parût douce, rassurante. Qu'il serait bon de mourir, d'en finir avec cette folie. Sa timidité et sa fragilité ne lui étaient d'aucune utilité durant Battle Royale. Elle se sentait seule, complètement abandonnée. Personne ne l'aiderait, alors elle décida de se rendre service toute seule. Marina prit le lacet de ses petites mains couleur d'ivoire et l'attacha solidement à une branche de l'arbre sous lequel elle se trouvait. Pour ce fait, elle dû monter sur un rondin de bois qui se trouvait à deux pas d'elle. Ses mains tremblantes nouèrent le lacet autour du cou frêle de la jeune fille. Elle ferma doucement ses yeux baignés de larmes, puis compta jusqu'à trois. Mais elle ne sauta pas. Elle revoyait son père lui dire qu'elle devait être courageuse dans la vie et qu'elle ne devait jamais renoncer quoi qu'il arrive, que tout était possible.

"Non ! Je ne peux pas faire ça. Je ne dois pas faire ça. Je me battrai quoiqu'il m'en coûte !
- Tu n'en auras jamais le temps."

Les tirs d'une mitraillette retentirent dans la forêt. Une envolée d'oiseaux passa au-dessus d'elle, dérangée par le bruit interminable, si fort qu'il en rendait fou. Le corps percé de nombreuses balles de Marina pendait là, attaché par le cou de la jeune fille à une branche, en face de Johnny. Un petit sourire victorieux se dessina sur son visage.

"Je suis absolument désolé, Marina. Je t'aimais bien pourtant, tu sais. Mais, comme tu l'as deviné avant de mourir, il n'y a que la loi du plus fort qui sera respectée sur cette foutue île."

Johnny la regarda encore quelques minutes afin de s'assurer qu'elle était bien et définitivement morte, puis il récupéra les vivres de Marina et décida de continuer sa route pour atteindre la zone C6. Le corps sans vie de la lycéenne pendait au milieu des arbres et le silence reconnaissable de la mort s'installa petit à petit dans cette sinistre forêt.

13H22
MORT : fille n°10
SURVIVANTS : 18
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# Posté le dimanche 27 janvier 2008 14:37
Modifié le dimanche 27 janvier 2008 17:02