[Poème] Petite Phrase Poétique (6)

 Petite Phrase Poétique (6)
L'amour d'une mère est le bien le plus précieux de chaque être sur cette terre; sans lui, l'homme le plus riche n'est qu'un malheureux mendiant...
# Posté le samedi 26 janvier 2008 05:24
Modifié le dimanche 27 janvier 2008 09:04

[Poème] Petite Phrase Poétique (7)

 Petite Phrase Poétique (7)
Les larmes sont les gouttes de pluie de l'âme; une fois tombées, la vie rayonne à nouveau, comme le soleil suivant un arc-en-ciel...
# Posté le samedi 26 janvier 2008 05:33
Modifié le dimanche 27 janvier 2008 09:04

[Poème] Petite Phrase Poétique (8)

 Petite Phrase Poétique (8)
Les ténèbres qui m'entourent sont un doux refuge au mal que tu m'as fait...
# Posté le samedi 26 janvier 2008 05:37
Modifié le dimanche 27 janvier 2008 09:04

[Poème] Petite Phrase Poétique (9)

 Petite Phrase Poétique (9)
Mon amour, aussi fragile que le cristal, est à jamais brisé par la maladresse de tes mots...
# Posté le samedi 26 janvier 2008 05:41
Modifié le dimanche 27 janvier 2008 09:05

[Fanfic Série TV] Le Clown => "Une Vie Chamboulée"

[Fanfic Série TV] Le Clown => "Une Vie Chamboulée"
Le 14 août 2002

Cher journal,
Tu es le premier que je tiens et je peux t'assurer que tu seras loin d'être un journal intime ennuyeux, comme ceux des adolescentes pré pubères qui écrivent dans le leur dès qu'un garçon leur a souri. Je vais commencer par me présenter, ça sera fait comme ça. Voilà, je m'appelle Christina et j'ai 18 ans. Depuis quelques temps, ma vie n'est plus du tout la même et j'ai décidé de la mettre par écrit, au cas où j'aurais un Alzheimer précoce (lol). Alors, commençons par le commencement (logique !)...

*****

Bon, tout commence lors du mois de juin (je crois que c'était le 5). Je me suis rendue en Allemagne, à Cologne pour être plus précise. En répondant à une annonce, voilà que je me retrouve serveuse dans un bar, le "Bierclub". Malheureusement, je n'y suis pas restée longtemps. Enfin, quand je dis malheureusement, c'est pour dire que je me suis retrouvée sans boulot. Un soir, un mec plutôt pas terrible (non, je ne suis pas difficile !) qui frimait avec ses potes, m'a mis la main au cul après m'avoir lancé que mes seins paraissaient "des airbags très agréables dans lesquels on aimerait se retrouver en cas d'accident". Le truc qui m'a chauffé et qu'il ne faut surtout pas faire, à moins qu'on ne souhaite se faire massacrer la tronche. Comme je ne suis pas du genre à fermer ma gueule, il s'est retrouvé avec un cocard avant d'avoir eu le temps de commander une autre bière ! Evidemment, le mec s'est rebiffé. Après un bon coup de pied là où il fallait (je sais, c'est lâche, mais qu'est-ce que ça soulage !), on pouvait dire qu'il m'a foutu la paix. Du moins, c'était ce que je croyais. Ses trois potes se sont levés à leur tour. Je n'étais pas très fière tout d'un coup. J'ai jeté mon plateau sur eux, j'ai pris mes jambes à mon cou pour finalement me retrouver dans la rue. J'ai couru vers le parking (pourquoi ? Je n'en sais rien). Un des gars m'a attrapé par le bras et me donna la plus grosse baffe que je n'ai jamais eue de ma jeune vie (et Dieu sait que j'en ai eu, des baffes !). Alors qu'il levait de nouveau sa main, je l'ai vu allé en arrière. Quelqu'un l'avait tiré en arrière par sa chemise. C'est à ce moment que je me suis dégagée de l'étreinte des deux autres cons. Le gars que j'avais frappé se ramenait juste à ce moment-là. L'homme qui avait entraîné celui qui m'avait frappé n'était pas seul : il était accompagné d'une femme, une blonde qui me rappelait quelque chose de familier car, j'étais sûre de l'avoir déjà vu quelque part, et d'un autre homme qui portait une casquette. Mon "sauveur", quant a lui, je ne voyais pas son visage. Il portait un masque. Un masque de clown ! (Pourtant, Halloween était encore loin). Après une bonne bagarre, ces trois personnes ont menotté les quatre "bad boys". Au loin, on entendait les flics arriver. Avant même de savoir et de comprendre ce qui m'arrivait, le "clown" me prit par la main et me dit :

"Viens avec nous ! On t'expliquera plus tard... "

Au début, je pensais que c'était lui le flic, mais voilà qu'il se mettait à courir pour leur échapper. En deux temps, trois mouvements, je me suis retrouvée à bord d'un hélicoptère blanc (ce qui était une première pour moi, je dois te l'avouer). Le pilote était l'homme à la casquette. A ses côtés, se trouvait la blonde. Moi, j'étais assise derrière elle, à côté du "clown". L'hélico faisait un boucan d'enfer en décollant, c'était horrible ! Le "clown" en profita pour retirer son masque. Il avait des cheveux châtains et des yeux bleu-gris (il n'avait pas l'air aimable non plus !). Après vingt minutes de vol, nous arrivions dans un hangar. A côté se trouvait l'endroit où le pilote habitait (vivre dans ce taudis c'était impensable, mais bon).

"Tu peux t'asseoir, si tu veux", me dit mon "sauveur".

Je me suis posée dans le canapé et c'est alors que commença une discussion, ou du moins une explication assez impatiemment attendue :

"Excuse-nous pour cette petite escapade, me dit "le clown", mais on n'avait pas trop le choix. Je m'appelle Max; elle, c'est Claudia et lui, c'est Dobbs.
- Salut ! Me dirent-ils en même temps.
- Moi, je m'appelle Christina. A propos, merci de m'avoir aidé, mais pourquoi m'avoir envoyé ici ?
- Ne t'inquiète pas, on va tout t'expliquer...
- Alors, allez-y. Je vous écoute."

Dobbs m'offrit un verre et Claudia me donna de la glace car, avec le coup que l'autre blaireau m'avait donné, j'avais la pommette qui avait gonflé comme une grosse orange. Max continua de parler :

"Voilà, normalement c'est une affaire top secrète, mais vu les circonstances, on va tout te dire, ou du moins ce que tu as le droit de savoir. Comme tu l'as remarqué, je suis le "Clown"...
- Le quoi ? Désolée, mais je suis en Allemagne seulement depuis quelques temps. Je suis française.
- Hum... Sympa... Tu sais, moi j'adore la France...
- Et surtout les françaises, n'est-ce pas Dobbs ? dit Claudia.
- Quoi ? Je m'intéresse à notre hôte, c'est tout... "

Il me faisait rire. Au premier abord, il m'avait paru être le "rigolo" du groupe. Il portait une combinaison qui, à en juger, devait être un bleu de travail. Il l'avait enlevé jusqu'à la taille, laissant pendre le haut derrière lui. Il enleva aussi sa casquette, ce qui me permit de constater qu'il était brun et que ses cheveux étaient coupés très court, voire à ras ou presque. Son visage était un visage que l'on pouvait qualifier de "gueule", qui a du caractère si tu préfères. Mais ce qui attirait mon attention, c'était le bleu de ses yeux. Je te jure que je n'avais vu d'yeux aussi bleus. Max reprit :

"On avait pour mission d'arrêter l'homme que tu as frappé ainsi que ses acolytes. Pour ça, je crois qu'on peut te remercier !
- Heu... De rien... Je n'ai fais que de me défendre...
- Et plutôt bien même ! Je n'aurais pas aimé être à sa place ! dit Dobbs. Où est-ce que tu as appris à te battre comme ça ?
- Eh ben... Je crois que vous avez la preuve vivante que les films d'action ça peut vous monter à la tête...
- T'as entendu, Dobbs ? Ironisa Claudia.
- Gnagnagna ! Émit Dobbs.
- Il y a quand même un hic, continua Max. On devait le suivre afin qu'il nous conduise à l'endroit où il fait son trafic et...
- Je crois que je peux vous aider ! Dis-je.
- Ah oui ? Et comment ?
- Eh ben... Avant mon "petit accident", je les ai entendu parler d'un entrepôt désaffecté à la sortie de Cologne. Je crois qu'il parlait de l'ancien garage Schnellautos.
- Tu es sûre de ça ? Me demanda Claudia.
- Je crois... mais on peut toujours vérifier !
- Je pense que ça ne coûte rien d'essayer. Attends une minute... J'ai bien entendu "on" ? dit Max.
- Ben... oui. Il faut bien que je me fasse pardonner.
- Oh, non ! Tu en as déjà assez fait. Toi, tu retournes chez toi !
- Pourquoi ? Je suis sûre de pouvoir me rendre utile. Et puis vous m'avez quasiment embarqué dans cette galère !
- Pourquoi ?! Mais parce que c'est trop dangereux. Tu es déjà beaucoup trop impliquée. Et on ne t'a pas embarqué. Tu t'y es mise toute seule dans ce foutoir !
- Impliquée en quoi ? Je n'ai fais que de me défendre.
- C'est déjà trop. Ecoute, ce mec n'est pas du genre à oublier.
- Et alors ? Il est en prison maintenant !
- Détrompe-toi ! Il est très influent. A la première heure, demain matin, il sera sorti, lui et ses copains.
- Il ne me retrouvera pas. Je peux vous le garantir.
- Il a beaucoup de relations, fais-moi confiance. Cette nuit, tu vas rester ici. Est-ce que ça te dérange, Dobbs ?
- Euh, non. Il n'y a pas de problèmes.
- Tant qu'il ne sera pas pris en flagrant délit, tu devras rester cachée.
- Mais je veux vous aider !
- C'est gentil, mais non !
- Allez, je n'ai rien à perdre à vous aider.
- Si, justement.
- Ah oui ? Et quoi ?
- Ta vie !"

Cette dernière réplique m'avait remise à ma place et vite fait. Ma vie, c'était pour ainsi dire pratiquement la seule chose qu'il me restait. Après une période de silence, Max changea de sujet :

"OK, on ne peut plus rien faire pour l'instant. Je suis crevé. On rentre, Claudia ?
- Plutôt deux fois qu'une ! Moi aussi, je suis morte. Allez, à demain tous les deux !
- A demain !"

Dobbs et moi, on se regarda et on éclata de rire : on avait dit cette phrase en même temps. C'était à se demander si on ne commençait pas à être sur la même longueur d'ondes, tous les deux. Je me sentais un peu gênée d'avoir pris autant d'assurance. Après tout, je ne les connaissais pas. Ils pouvaient m'avoir menti ! Mais, mon petit doigt me disait de leur faire confiance. Je regardai ma montre : il était 21h30. Mon ventre se mit à gargouiller malgré moi. Il fallait dire que je n'avais rien mangé de la soirée. Dobbs s'en aperçu :

"J'ai comme l'impression que tu dois avoir faim. D'ailleurs, moi non plus je n'ai rien mangé. Il me reste un peu de chili, ça te dit ?
- C'est parfait !
- Et je suis sûr que tu vas te régaler. C'est ma spécialité."

A table, on commença à discuter :

"Alors, comment trouves-tu la spécialité du chef ?
- C'est très bon, mais ça arrache !
- C'est fait pour ! On peut dire que ça, c'est du chili. Au fait, tu peux m'appeler Dobbs si tu veux.
- Excuse-moi, mais Dobbs, c'est ton vrai nom ?
- C'est un diminutif. En fait, je m'appelle Dobbias, Dobbias Steiger. Dis-moi, ça fait combien de temps que tu es à Cologne ?
- Je suis arrivée il y a environ une quinzaine de jours. J'avais envie de changer d'air. Je commençais à m'ennuyer en France.
- Je vois. Tu es d'où ?
- Je viens de Bretagne. C'est une jolie région, mais je vis là-bas depuis toute petite alors, je connais par coeur.
- Je suis allé quelques fois en France pendant les vacances. J'adore ce pays.
- Le peu que je connais de l'Allemagne me plaît aussi.
- Je ne vais pas te contredire !
- A mon tour de poser les questions. Tu es pilote d'hélico à ce que j'ai vu ?
- Tout juste, Auguste ! En fait, à la base, je suis ingénieur dans l'aéronautique. Mais comme j'adore piloter, j'ai ouvert cette école de pilotage. On peut même dire que j'y habite !
- Tu veux dire que tu habites... là ?
- Oui, pourquoi ? C'est dérangeant ?
- Non, bien sûr que non ! Disons que... ça a son charme...
- Tant mieux ! Je rigole...
- Et Claudia et Max ?
- Claudia est journaliste.
- Je me disais bien que je l'avais vu quelque part. Et Max ?
- Je pense que je ne suis pas la meilleure personne pour t'en parler.
- Je ne t'oblige à rien."

J'appris plus tard que Max était un agent dans un groupe d'intervention d'élite et que son meilleur ami, Léo, s'est fait tuer lors d'une mission. A la suite de ça, il s'était fait passer pour mort et depuis, il se battait pour essayer de faire régner la justice en étant "le Clown". Après cette charmante discussion, on se mit à débarrasser, à faire la vaisselle et à ranger tout ce qui devait l'être. J'ai ensuite eu le droit à un tour du propriétaire. J'étais complètement crevée. Il était quand même 1h00 du mat' ! Dobbs me montra un lit puis, me laissa seule. Je me suis allongée dessus et me suis endormie dans les secondes qui suivirent. Juste avant, j'ai eu le loisir d'entendre les ronflements de Dobbs à travers la cloison. Bonjour le concert ! On aurait dit un vieil ours qui hibernait au fond de sa caverne !

*****

Le lendemain matin, j'ai été réveillée par les voix de Max et de Claudia qui essayaient tant bien que mal à réveiller Dobbs :

"Allez gros fainéant ! C'est l'heure !
- Laisse-moi encore cinq minutes, maman...
- Maman ?! C'est Claudia, gros nigaud. Aller, on t'en a déjà laissé dix ! Aller !
- Très bien, très bien, je me lève ! Ce que vous êtes pénibles !
- Oui, mais c'est pour ton bien !"

J'ai profité de cet instant pour me lever.

"Tiens, salut Christina !
- Bonjour Claudia ! Max...
- Ouais, bonjour... Si tu as faim, on a apporté des trucs. Ils sont dans la cuisine. Sers-toi, ne te gênes pas.
- Merci... "

Je sentis bien malgré moi que je dérangeais ici. Max n'avait vraiment pas l'air de m'apprécier beaucoup. Il faut dire qu'avec ce qui s'était passé hier, c'était un peu normal. Mais là, je trouvais que ça commençait à être un peu excessif quand même. Max me tendit un journal.

"Comme je te l'avais dit, Jonas Mann est sorti de prison très tôt ce matin avec ses potes. J'espère qu'il aura toujours l'intention d'aller à l'entrepôt...
- Max... Je suis désolée pour ce qui s'est passé hier soir. Si j'avais su...
- Et ce n'était pas le cas. Ce n'est pas grave.
- Mais pourquoi ai-je l'impression que tu m'en veux dans ce cas ? Je veux et je dois vous aider !
- Ecoute, ne recommence pas. On en a déjà parlé hier. Claudia te conduira chez elle ce matin afin que tu sois en sécurité jusqu'à ce qu'on coince Mann.
- D'accord... Mais laissez-moi le temps de prendre une douche et de m'habiller.
- Bien sûr. Tiens, je t'ai apporté des vêtements. J'espère que ça t'ira, m'avait dit Claudia en me donnant une petite pile de fringues.
- Merci Claudia. Je pense que ça fera l'affaire.
- Tu sais où se trouve la salle de bain ?
- Oui, oui. Dobbs m'a fait faire le tour du propriétaire hier soir."

L'eau chaude de la douche me fit un bien fou. Je me lava et m'habilla en quatrième vitesse, et j'en profitai pour laisser couler l'eau afin que les autres croient que j'étais encore en train de me laver. Je sortis discrètement de chez Dobbs et me planqua à l'arrière de la voiture de Claudia, une jolie décapotable noire. Au bout de quelques minutes, Max constata ma fuite. Dobbs semblait inquiet pour moi (il était trop mignon !). Claudia pensa que, vexée, j'étais retournée chez moi et Max, que j'étais allée à l'entrepôt toute seule. Cinq minutes plus tard, j'entendis l'hélico décoller. Claudia arriva à sa voiture. Elle ne m'avait pas vu (comme quoi, le vieux coup de la couverture, ça marche toujours !). Une demi-heure après, nous arrivâmes à l'entrepôt. Je me permis de lever un peu la tête. Au loin, je me rappelle avoir vu l'hélicoptère blanc camouflé derrière les arbres qui bordaient le coin. Claudia sortit de sa voiture, toujours sans me voir. En regardant discrètement, je la vis en compagnie de Max, qui avait déjà enfilé son masque de clown. Prudemment, ils se dirigeaient vers l'ancien garage. Ils entrèrent et quelques secondes après, j'entendis un échange de coup de feu puis, plus rien... Cela m'a fait trembler. Qu'est-ce qu'il était arrivé à Max et à Claudia ? J'attendis encore de longues minutes et soudain, des voix sortirent de l'entrepôt. En regardant mieux, je vis le fameux Jonas Mann et les trois autres qui ont failli me mettre une sacrée raclée l'autre soir. Mann serrait la main d'un homme tenant une mallette noire et or.

"Cette mallette contient une avance de la part de monsieur Van Holsen. Je vais tout de suite le chercher à son club de golf pour qu'il traite l'affaire. J'espère pour vous que la marchandise sera prête car, je doute que monsieur Van Holsen accepte un retard de plus. Cela pourrait le contrarier et, quand monsieur Van Holsen est contrarié, je le suis également si vous voyez où je veux en venir...
- Ne vous inquiétez pas. Rangez cette arme, nous sommes entre gens civilisés. Tout sera prêt en temps voulu.
- Bien. Dans ce cas, à tout de suite messieurs."

L'homme laissa sa valise et, il repartit à bord d'une énorme et sublime Mercedes grise métallisée. J'entendis Mann dire quelque chose à ses hommes :

"Je vais mettre l'argent en sécurité dans un casier à la gare. Otto et Walter, vous venez avec moi. Toi, Frank, tu restes ici. Attend quinze minutes et tue nos chers hôtes. Il ne faudrait pas qu'ils gâchent la transaction.
- Bien patron."

Mann et ses hommes se dirigèrent vers une voiture bleue sombre, montèrent à bord et s'en allèrent. Le dénommé Frank retourna dans l'entrepôt. Il ne me restait pas beaucoup de temps pour tenter quelque chose et, aider Max et Claudia. C'était maintenant ou jamais. Après tout, c'était de ma faute s'ils en étaient là et le minimum que je pouvais faire était de le sauver, ou du moins d'essayer. Je me relevai doucement de la banquette arrière. Mon pied heurta quelque chose sous le siège du côté passager. Je regardais de plus près : c'était un pistolet. Je le pris sans hésiter, ça pouvait toujours m'être utile, mais il y avait un petit bémol : je n'avais jamais tiré au pistolet de ma vie ! Je me suis dis que j'allais devoir improviser. C'était décidé. Je pris mon courage à deux mains et j'y suis allée. Je me dirigeai lentement vers le garage sans faire de bruit. La porte n'était pas complètement fermée. J'en profitai pour regarder ce qu'il se passait à l'intérieur. Je vis Max et Claudia ligotés sur deux chaises côte à côte. Ils n'avaient pas l'air en pleine forme à en juger par les bleus qui tuméfiaient leur visage. Surtout Max. Frank se tenait devant eux et il regarda sa montre.

"Il ne vous reste plus que deux minutes avant de dire au revoir au monde et à votre vie. Que c'est dommage ! Vous auriez pu vivre longtemps, mais vous avez eu la mauvaise idée de venir emmerder mon patron. Malheureusement pour vous, vous n'aurez aucune deuxième chance.
- Je peux toujours utiliser mon joker...
- Toi, le "Clown", je ne t'ai pas demandé de la ramener ! Allez, adieu les enfants... "

Je profitai de son discours pour me faufiler derrière lui. Max croisa mon regard. Je lui fis signe de se taire. Claudia me vit, elle aussi. En concentrant toutes mes forces dans mon bras, j'assenai un grand coup de crosse du pistolet de Claudia sur la nuque de Frank. Le problème était que, niveau force, j'avais encore d'énormes progrès à faire. Frank, qui était à genoux, tenta de se relever. Sans réfléchir, je lui donnai un coup de pied magistral dans la mâchoire. Cette fois-ci, il était bel et bien K.O. Max me regarda droit dans les yeux avec un mélange de consternation et de colère.

"Non mais tu es folle ?! Qu'est-ce qu'il t'a pris de venir ici ?
- Surtout ne me remercie pas de t'avoir sauvé la vie, je fais ça tous les jours !
- Là Max, elle n'a pas tort. Mais toi non plus. Christina, tu aurais pu te faire tuer !
- Oui et ce n'est pas le cas.
- Tu as eu de la chance ! s'exclama Max.
- Je sais que tu as raison Max. Au fait, je ne voudrais pas être désagréable, mais Mann et ses cocos ne vont pas tarder à revenir et en plus, ils attendent l'arrivée d'un gros bonnet de la drogue.
- Ah oui ? Qui ça ?
- Van Holden, un truc comme ça.
- Tu veux dire Van Holsen ? Edgar Van Holsen ?
- Je ne connais pas personnellement son petit nom, mais je crois que c'était ça. Bon, il faut que je vous détache maintenant.
- Et comment comptes-tu t'y prendre ?
- Avec ça ! Dis-je en sortant un couteau suisse de ma poche. Il ne me quitte jamais ce truc-là.
- Mais attend, c'est mon revolver ! Où tu l'as trouvé ?
- Dans ta voiture. Je me suis permise, cas de force majeure. Tiens, reprend-le. Je ne sais pas m'en servir.
- En plus ?!
- Oui, en plus."

Max s'approcha de Frank qui était encore dans le coltard et sans doute pour encore un bout de temps. Je ne l'avais pas raté dis donc. Il lui prit son flingue et son portable qui se trouvait dans la poche intérieure gauche de son blouson. Il me le tendit.

"Tiens, quand ils seront tous là, tu appelleras la police. Tu ne tentes rien d'autre, c'est bien compris ?
- D'accord, je me tiens à carreaux. Au fait, où est Dobbs ?
- Ne t'inquiète pas. Quand il entendra la police, il saura quoi faire. Va derrière ces caisses avec Claudia. Moi, je vais derrière celles-ci."

Arrivée dans notre cachette, je demandai à Claudia :

"J'ai comme l'impression que Max ne m'apprécie pas beaucoup, je me trompe ?
- Non, il t'aime bien, mais bon, dans le genre têtu, on peut dire que tu es la reine !
- Je le savais déjà ça."

Quelques secondes après, on entendit deux voitures arriver. Je me mis à composer immédiatement le numéro de la police. Claudia me tendit une carte de visite.

"Tiens, voilà le numéro de Dobbs. Dis-lui de se tenir prêt."

J'exécutai tout de suite son ordre. Dobbs sembla content et soulagé d'avoir de mes nouvelles. En raccrochant, je vis Max passer à l'action. Les dealers semblaient quelque peu déboussolés à cause de cette arrivée et du bruit des sirènes provenant des voitures de police qui arrivaient. Claudia rejoignit Max. Pendant qu'il se battait contre le dénommé Van Holsen, je vis Mann sortir un revolver de derrière son pantalon et le pointer vers lui. Je courai pour l'avertir et m'interposer entre les deux hommes en hurlant :

"Max ! Attention... "

Surpris par mon arrivée à cause de mon interdiction d'agir, je le vis se retourner. En regardant derrière moi, je sentis une affreuse brûlure me déchirer le ventre. Mann m'avait tiré dessus ! Ce gros malade m'avait fait un trou gros comme une balle de ping-pong dans mon pauvre petit bidou... Quel connard !

*****

Après toutes ces péripéties, je me suis réveillée trois jours plus tard, dans une chambre d'hôpital. Une infirmière m'annonça une visite :

"Mademoiselle, votre frère est là.
- Mon frère ? Quel frère ?"

Juste derrière elle, je vis Max arriver, le visage tout rouge, avec un énorme et magnifique bouquet de fleurs. L'odeur avait rempli tout de suite la pièce. C'était super agréable et légèrement envoûtant.

"Salut...
- Salut Max.
- Comment vas-tu ?
- Disons que j'ai l'impression d'avoir des courants d'air au niveau du ventre. A part ça, tout va bien.
- Hum, je vois... Tiens, c'est pour toi, me dit-il en me tendant le bouquet.
- Merci beaucoup, elles sont superbes. Tu sais Max...
- Non, laisse-moi te dire un truc avant. Tu as voulu nous aider et j'ai été un vrai nul avec toi.
- Peut-être, mais je l'avais bien cherché.
- Non et puis, tu m'as... tu nous as sauvé la vie, disons, à deux reprises en ce qui me concerne. Excuse-moi pour mon attitude.
- Excuses acceptées ! Dis-moi merci et fais-moi un gros câlin.
- D'accord, dit-il en me serrant dans ses bras.
- Aïe, vas-y doucement. Mon ventre n'est pas un oreiller !
- Oops, désolé.
- Pas grave. Au fait, où sont les autres ?
- Tu vas le savoir tout de suite, me répondit-il en sortant son portable de sa poche.
- Max, il est interdit de téléphoner avec un portable dans un hôpital. Si tu te fais choper par l'infirmière, elle va te jeter dehors...
- Ne t'inquiète pas. Allô, Dobbs ? C'est bon, envoie.
- Envoie quoi ?
- Regarde... "

Mon regard se dirigea du côté de la fenêtre. Tout à coup, je vis surgir l'hélicoptère de Dobbs, décoré de petits mots style "Bon rétablissement". J'étais très touchée. C'était vraiment très gentil de leur part. Max me passa le téléphone.

"Allô ?
- Allô, Christina ? C'est Claudia. Tu me vois ?
- On peut dire que oui.
- Voilà, avec les garçons, on se demandait si tu aimerais nous aider dans nos affaires de temps en temps ?
- Je ferai partie de l'équipe ?!
- Oui, en quelque sorte. Mais interdiction de faire des trucs dangereux style se faire plomber, d'accord ?
- Un peu que je veux ! Merci à tous les trois ! Je suis vraiment trop contente !
- On n'est jamais trop heureux !
- Dobbs ?
- En personne, princesse !
- Comment vas-tu ?
- Moi ? Au poil. Dis donc, tu ne me fais plus jamais de frayeurs comme ça, c'est compris ?
- Pas de problème ! Un trou dans le ventre, ça me suffit largement pour le reste de ma vie si tu veux tout savoir."

*****

Une semaine plus tard, j'étais de nouveau sur pied. Aujourd'hui, on est un peu comme les trois (quatre) mousquetaires. On s'entend vraiment très bien. Claudia est un peu comme ma grande soeur. Elle est géniale ! Je sais que je peux compter sur elle à tout moment (en particulier pour lui demander des conseils lors de mes rendez-vous amoureux). Max, lui, c'est mon grand frère. Des fois, il est un peu trop protecteur, mais c'est pour mon bien. Il n'a plus rien à voir avec la pseudo "peau de vache" qu'il paraissait être au début de notre rencontre. Je l'adore, il est super. Quant à Dobbs... Lui, il est un peu plus qu'un ami, si tu vois ce que je veux dire... Mais ça, ça ne te regarde pas ! Quoique, je peux te l'avouer, j'ai rendez-vous avec lui ce soir. Je me demande ce qu'il a prévu comme truc de fou encore. Bon, je dois te laisser, il faut que je me prépare. Je te raconterai tout demain matin, promis. Bisous à toi, mon petit journal !
# Posté le samedi 26 janvier 2008 08:23